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Lorsque vous le voyez sur le quai, vous êtes immédiatement impressionné par deux choses : tout d’abord, le design magnifique de toute la zone arrière. Tableau de bord rétractable (électriquement, avec un système de sécurité manuel) avec double marche et échelle de bain extensible, deux sièges latéraux relevables (grâce à des pistons à gaz), un emplacement pour le radeau auto-gonflable, double barre à roue avec un très grand passage central. Donc, un petit flattop pour les vacances en famille. Il y a beaucoup d’espace partout, la circulation est facile et tout est très fonctionnel.
Deuxièmement : la coque ; 41.1 est très large et entièrement hors de l’eau. La largeur maximale est de 423 cm et, juste pour vous donner une idée, l’Oceanis Clipper 393 (partageant la même longueur mais avec une expérience de planification de 15 ans de plus) est de 396 cm. Une différence qui étonne surtout parce qu’une telle générosité commence presque au milieu du bateau et n’a pas de fin.
Les lignes de flottaison suivent celles de l’Oceanis 40, mais le nouveau pont, fabriqué par infusion, est plus léger de 700 kg. Cependant, le réservoir de carburant avant est un peu volumineux et pourrait être évité, car il y a suffisamment d’espace et de coffres partout.
Une autre surprise est la barre unique. La conception traditionnelle en coin est généralement combinée à une double lame. Mais ici, ce n’est pas le cas, ce qui implique des conséquences intéressantes en termes de « sensations » de conduite. Mais nous en reparlerons plus tard.
Le pont
Ici, tout est très éprouvé. Nous sommes dans le domaine de la croisière pure, où chaque manœuvre doit être facile et sûre. Ainsi, le choix d’un roll-bar avec un point de fixation de la grand-voile fixe et un système allemand optionnel dans le cockpit et près du barreur. Dans l’ensemble, tout est pratique et le père/skipper/armateur peut voyager sans problème. Juste une remarque… un winch légèrement plus grand serait préférable.
Comme déjà dit, la zone arrière est parfaite. Le cockpit, lui aussi, est bon, avec une table suffisamment grande lorsqu’elle est ouverte et pas trop grande lorsqu’elle est fermée. Nous n’aimons pas, cependant, les dossiers de siège, un peu trop bas pour soutenir les dos pas très jeunes.
Le roll-bar passe presque inaperçu et nous l’aimons beaucoup.
Les passavants sont un peu étroits près de l’entrée du cockpit, mais un solide passavant sur le roll-bar aide à se déplacer en toute sécurité. Très bonne conception traditionnelle de la zone avant, avec ancre, poulie et ferrures (sans disposition pour les voiles d’avant)
Intérieurs
Les configurations possibles sont quatre.
La configuration de base comprend une cabine avant et une cabine arrière sur la droite (sur la gauche, il y a un grand coffre technique) et une salle de bain au milieu du bateau. Ensuite, il existe deux autres versions : trois cabines (avec deux cabines jumelles à l’arrière) et une salle de bain, deux cabines et deux salles de bain 
Le point de départ est toujours le magnifique design de Nauta, qui est capable de rendre n’importe quelle pièce plus grande qu’elle ne l’est, tout d’abord grâce à la perspective particulière sous le pont, avec des lignes horizontales, des fenêtres doubles et des points de fuite très éloignés.
Nous aimons l’idée d’une cloison avant rabattable ; de cette façon, il est possible de créer un espace ouvert unique entre la cabine et la dinette. En ce qui concerne les bois, vous pouvez choisir entre un acajou foncé super classique ou un chêne clair (selon nous, cette deuxième option est la meilleure).
Dans l’ensemble, la grande conception de la coque donne beaucoup de volumes, surtout de la poupe au milieu du bateau, avec deux grandes cabines confortables (dans la version testée). Les hauteurs sont de 193 cm à l’entrée et de 111 cm au-dessus de la couchette double (207×147 cm). La cabine avant a un très grand passage 
Enfin, il y a une petite mais utile table à cartes dans la zone avant, près de la cloison. Grâce à sa position diagonale, elle est particulièrement pratique.
Performances
Nous avons pris nos premières mesures de vitesse de navigation dans un moment où le vent réel n’était que de 12 nœuds. La brise méditerranéenne idéale. Notre équipage était composé de six personnes, notre réservoir d’eau était plein et nos équipements complets.
Les chiffres sont vraiment bons, avec un près surprenant : en le sollicitant à environ 30°, nous avons navigué à 6,7 nœuds, tandis qu’en nous éloignant, nous avons voyagé à 6,9 nœuds et à 40°, nous étions à 7,8/8,0 nœuds. Pas mal, si l’on considère la présence d’une petite vague (le bateau que nous avons testé était équipé de deux bonnes voiles Elvström que vous pouvez acheter en option à 5 500 euros) et un vent peu stable.
Excellente notre sensation avec la barre ; le bateau a tendance à naviguer un peu dévié, mais la proue ne tire jamais vers le bas sous les rafales (et en retirant le réservoir avant, ce serait encore mieux). Le bateau est suffisamment léger sur les roues et nous sentons que la barre n’est qu’une seule. Dans l’ensemble, un barycentre et un déplacement abaissés, des lignes fines et fortes aident beaucoup.
Bonnes performances lorsque nous nous éloignons : avec le code zéro et un vent réel d’environ 12/13 nœuds, nous naviguons à 100° et 8,5 nœuds (120° à 7,2 nœuds). Le bateau s’appuie sur le coin arrière et navigue sur des rails.
Nous avons testé le 41.1 même dans des conditions plus difficiles, avec un vent de 25 nœuds et un génois enroulé d’environ -20 %. La sensation est toujours bonne, le bateau aime naviguer un peu dévié mais la charge sur la barre est toujours très légère. La bonne conception du cockpit fait, après une minute, que l’équipage ne se rend pas compte de l’inclinaison.
Les vitesses du moteur sont dans la moyenne : 8,5 nœuds à 3 000 tours/minute, 6,5 nœuds à 2 000 tours/minute et 7,4 nœuds à 2 500 tours/minute. La cabine arrière est assez silencieuse : entre 76,69 et 72 dbA.
Oceanis 41.1 – Fiche technique
Longueur hors tout : 12,43 m
Longueur de la coque : 11,98 m
Longueur de flottaison : 11,37 m
Largeur maximale : 4,20 m
Tirant d’eau : 2,18 m (opt. 1,70)
Poids : 8 777 kg
Poids du ballast : 2 300 kg (2 507 kg avec quille courte)
Rapport poids du bateau/ballast : 26 %
Mât
9/10 divisé, deux séries de barres de flèche écartées
Surface de voile de la grand-voile : 43,10 m²
Surface de voile du foc (104 %) : 42,00 m²
Surface de voile du gennaker : 130 m²
Surface de voile de la trinquette (avec enrouleur de génois) : 20,90 m²
I : 16,03 – J : 5,17 – P : 15,40 – E : 4,71
Moteurs et systèmes
Bateau testé : Yanmar 4JH45 CR SD 33KW (45CV) diesel
Hélice : 3 pales Flexofold
Réservoirs d’eau : 240 l (+ 330 l en option)
Réservoirs de carburant : 200 l
Catégorie de planification CE : A
Personnes : 9 personnes
Projet : Architecture navale, Finot – Conq et partenaires – intérieurs par Nauta Design
Constructeur, Bénéteau, www.beneteau.com
Construction
Coque monolite en polyester, contre-moule monolithique structurel collé à la coque, pont (fabriqué par injection) constitué d’un sandwich de fibre de verre et de mousse Saeform recouvert d’antidérapant ; quille en fonte fixée par des boulons et une contre-plaque collée en acier inoxydable ; barre avec essieu en verre composite.
Prix
Prix de base : 142 000 euros (hors TVA)
Prix du bateau testé toutes options : 214 000 euros (hors TVA)











